

la Bibliographie de
Juliette Benzoni
Bienvenue sur le site officiel approuvé par l 'auteur
Pour prolonger le plaisir
et passer de page en page, cherchez les de navigation en bas de page !

L’HISTOIRE DE LA FAMILLE TOURNEMINE
Originaire d’Angleterre, la maison de Tournemine était alliée aux Penthièvre. Parmi ses membres, il en est qui furent de véritables bandits et qui ne reculèrent pas devant le vol et l’assassinat. C’est Geffroi de Tournemine qui pille et rançonne Plancoët et vole les vases sacrés de la chapelle de Lesberroit; c’est Pierre de Tournemine qui arrête l’évêque de Saint-Brieuc traversant la forêt de la Hunaudaye en 1384, lui enlève ses cheveux et ses bagages et ne lui rend la liberté que moyennant rançon. Deux ans plus tard, le 20 décembre 1386, ce même Pierre de Tournemine assassine son beau-père Jean de Beaumanoir. Il confesse son crime et essaie de se justifier. Mais le Duc de Bretagne décide, à la demande de Robert de Beaumanoir, fils de la victime, de recourir au jugement de Dieu. Le duel judiciaire a lieu en présence de toute la cour. Pierre de Tournemine est terrassé par son adversaire qui, généreusement, au lieu de l’achever ou de le faire pendre, lui fait grâce.

A quelque temps de là, Jean Eder de Beaumanoir épousa Marie de Villiers, dame du Homet de la Bérardière, douairière de la Hunaudaye, mère de Georges et de Jean de Tournemine. Mécontents de ce mariage, les deux jeunes gens attirèrent, sous prétexte d’une partie de chasse, leur beau-père dans la forêt de la Hunaudaye et le firent lâchement assassiner sous leurs yeux par Jean du Breil et un de leurs frères bâtards.
La tradition assure que bien d’autres drames se déroulèrent à la Hunaudaye. Le château était devenu un objet de terreur. Personne n’osait s’aventurer dans les environs. Les Tournemine ne respectaient rien. La reine Anne, elle-même, traversant la forêt lors de son voyage en Bretagne pour se rendre au Folgoët, fut arrêtée et conduite en présence du seigneur des lieux. Il la fit traiter avec égard mais soutint qu’il avait le droit de mettre à rançon quiconque passait dans son voisinage, sans sa permission. Il vint une époque où la rumeur, renchérissant sur la vérité, accusa le maître redouté de la fière demeure d’avoir assassiné son père, sa femme et son frère. Il ne pouvait plus, disait-on, connaître les douceurs du sommeil. Une nuit, un chevalier drapé d’un manteau rouge se présenta devant le châtelain. Celui-ci appela ses gens pour châtier cet inconnu qui osait pénétrer dans sa chambre sans s’être fait annoncer. Comme nul ne répondait à son appel, il aperçut, derrière l’homme au manteau rouge, trois spectres entre-ouvrant leur suaire et montrant leur sein percé et sanglant.

Un clin d’oeil :
Il existe une « Rue du Seigneur de Tournemine » à Piriac-sur-Mer (Loire Atlantique 44) !!!

« Je n’ai pas d’autre garde, dit le chevalier : ce vieillard, c’est ton père ; cette femme, c’est ton épouse ; ce jeune homme, c’est ton frère. Ils viennent te chercher pour que désormais tu demeures avec eux. A ce moment un violent orage éclata. Le faîte des tours, frappé par la foudre, s’effondra. Quand, le lendemain, on pénétra chez le châtelain, on le trouva mort sur le sol. »

NOTA BENE :
Le dernier des Tournemine fut bien Pierre de Tournemine…
Il meurt sans descendance… et c’est là que la romancière entre en scène et créé un bâtard Tournemine
Il sera Gilles Goélo…
et ce sera le GERFAUT !
