ou le début d 'une longue carrière...

Ce jeu fut diffusé dès 1957 sur la RTF tous les dimanche soir, puis tous les samedi soir jusqu’à la fin du programme, fin 1959. Il était présenté par Pierre Sabbagh

Une émission jeu de type culturel, ou six candidats doivent répondre chaque semaine à une série de questions, sur un thème qu’il ont choisi, et préparée par des spécialistes. Chaque semaine les candidats se représentent devant les téléspectateurs pour un nouveau questionnaire plus ardu, jusqu’à la sixième semaine.
Les gains augmentent à chaque étape réussie pour aller jusqu’au gros lot de cinq millions de francs à la sixième participation.
Chaque candidat est interrogé par Pierre Sabbagh dans un décor en relation avec le thème choisi.
Le jeu était ouvert à tout candidat ayant plus de 18 ans. Les candidats étaient pré-sélectionnés auparavant par un comité de cinq membres.

(Source : http://www.coucoucircus.org)

Juliette participe à ce jeu, fin 1959 (elle est l’une des dernières candidates du jeu, seules trois ou quatre personnes passeront après elle).
Son thème : « La Renaissance Italienne » 

Alain Decaud regarde l’émission et voici ce qu’il écrit en préface de son recueil de nouvelles

« Par le fer et le poison » :
« Il m’a suffi de tourner un bouton, un soir, pour faire votre connaissance. Il est vrai que c’était à la télévision, où vous affrontiez les questions redoutables de Pierre Sabbagh, pour d’ailleurs en triompher avec une aisance qui me laissa émerveillé. Il s’agissait de la Renaissance italienne, et nul Français ou Française au monde, j’en suis assuré, ne montra autant de science sur ce sujet exaltant, mais difficile. »

C'est lui également qui lui demande alors de collaborer à son magazine "Histoire pour tous" : 

 « Les téléspectateurs connaissent bien Juliette Benzoni, qui fit montre au « Gros Lot » d'une science si              remarquable sur la Renaissance Italienne. Juliette Benzoni collaborera régulièrement à « L'Histoire pour      tous ». Voici son premier récit, où l'amour et la mort s'imbriquent si dramatiquement... 

Note de la webmaster : Je vous invite à lire de nombreux autres récits sur la page "Juliette Journaliste", c'est par ICI

Elle chutera à l’avant dernière question, ne pouvant donc pas remporter le « Gros Lot ».  Mais son passage télévisé est remarqué…


Juliette le raconte en préface de « Marianne, Jason des quatre mers » :


« Quant à moi, une grande émission télévisée me fit mieux connaitre et décida un éditeur, le mien, à me donner un roman historique. Ce fut : Il suffit d’un amour… le premier de la série Catherine. Depuis, je n’ai pas cessé d’en écrire et c’est je pense, une maladie qui ne me quittera pas de si tôt. »
Cet homme c’est Gérald Gauthier, secrétaire général de l’Agence de presse OPERA MUNDI, il demande alors à Juliette si elle n’aurait pas, dans ses fonts de tiroir, une bonne idée de roman historique, digne de succéder à Angélique.

« Je vous en promets autant, même gloire et même succès. Et maintenant au travail !… »

Et l’aventure Catherine commençait…