Catherine

Anecdote :

La série a donc été prévue initialement en 5 volumes – et c’est vrai que « Catherine et le Temps d’Aimer » se termine par un épilogue. Quelques années plus tard, Juliette entame une suite de l’histoire décidée tout de suite en 2 tomes. Mais le 7ème livre tarda à sortir car Trévise en était à son déclin et allait bientôt mettre la clef sous la porte! Et ce fait explique aussi pourquoi la grande majorité des éditions étrangères n’ont traduit que les 5 premiers livres ou quand ils avaient traduit le 6ème livre, personne ne s’est occupé de la continuité des droits étrangers – ce que faisait si bien Trévise ! Demandez donc à ma chère Mistral, ce qu’il en est du fameux « 7ème livre » jamais traduit en anglais… le point de départ de l’idée de son site sur Catherine ! Mais à force de persévérance, ce 7ème livre sera bel et bien traduit - enfin - en anglais. La compagnie TELOS vient de commencer la réédition des 6 premiers tomes en y ajoutant les phrase et paragraphe qui avaient été enlevé dans l'édition anglophone des années 60 ! BRAVO LINDA et merci TELOS !

Le personnage Catherine 

Prénom d’origine grec, katharόs signifiant « pur » 

se fête le 25 novembre

Etymologie

Extraits :

 Catherine Legoix est née le 27 octobre 1400 à Paris, voici les premières descriptions physique lues dans « Catherine, il suffit d’un amour » :

* L’adolescente :

 « Les cheveux de l’adolescente étaient, avec ses yeux, sa seule vraie beauté, mais quelle beauté! Jamais, à une enfant si jeune, on avait vu pareille nappe d’or vivant, traversée de flèches lumineuses quand le soleil s’y accrochait. Quand ils étaient déroulés, les cheveux de Catherine formaient comme un manteau merveilleux, fait de soie douce et tiède qui l’enveloppait jusqu’aux genoux et l’habillait d’une clarté d’été. Une clarté parfois lourde à traîner.
Quant aux yeux de Catherine, sa famille n’était pas encore parvenue à décider une bonne fois de leur couleur. Quand l’enfant était paisible, ils paraissaient bleu sombre, avec des reflets pourpres et veloutés, comme des pétales de violette de Carême. Quand l’enfant était gaie, des milliers d’étoiles dorées y brillaient, évoquant alors un rayon de miel au soleil. Mais lorsque Catherine se jetait dans une de ces colères soudaines dont elle avait le secret et qui avaient le don de stupéfier les siens, ses prunelles devenaient alors d’un noir d’enfer aussi peu rassurant que possible. (—) Elle avait une drôle de frimousse triangulaire, une bouche trop grande et un petit nez court qui lui faisait une physionomie de chat. La peau était claire, légèrement ambrée et abondamment parsemée de taches de rousseur.  »

 

* L’adulte :

 « Car, la prédiction de Sara s’était réalisée. A vingt et un ans, la jeune fille était la plus ravissante créature qui se puisse voir. Ses yeux, immenses et changeants, éclairaient un visage où les taches de rousseur avaient fait place à un joli teint velouté, rose et doré évoquant irrésistiblement les pétales d’une rose thé. Quant aux longs cheveux d’or de la jeune fille, ils faisaient toujours l’admiration de tous. Pas très grande, Catherine avait un corps parfait. Ses proportions, sa grâce et ses formes à la fois pleines et délicates, avaient de quoi ravir le peintre le plus exigeant.  »

Généalogie

Père : Gaucher Legoix – orfèvre sur le Pont au Change, assassiné par son cousin à Paris en 1413

Mère : Jacquette née Gautherin – bourguignone, décédée à Chateauvillain en 1436.
Soeur : Loyse – née en 1396 devienne la mère Agnès de Sainte Radegonde.

Epoux : Garin de Brazey – Grand Argentier de Bourgogne, condamné pour haute trahison le 6 avril 1424
Enfant : Philippe de Brazey né en août 1424, décédé lors de l’hiver 1429 – fils naturel qu’elle a eu avec le Duc Philippe de Bourgogne

Epoux : Féro – Duc d’Egypte – mariage selon le rite Gypsie célébré à l’automne 1433 au château d’Amboise (le mariage a été scellé pour 7 ans selon le rite mais Féro meurt peu après!)

Epoux : Arnaud de Montsalvy – Comte Auvergnat que Catherine épouse dans la nuit du 27 au 28 décembre 1431 Enfants : Michel, né en février 1432 et Isabelle, née en octobre 1435

Famille Maternelle : Mathieu Gautherin, son oncle – drapier bourguignon
Famille Paternelle : le boucher Guillaume Gaucher, cousin de son père et son meurtrier!
Belle-Famille - Les Montsalvy : son beau-père Amaury de Montsalvy (mort 10 ans avant Michel – fidèle chevalier de Du Guesclin) * sa belle-mère Isabelle de Montsalvy morte de chagrin le 28 septembre 1433 * son beau-frère Michel de Montsalvy mort à Paris le 28 avril 1413

Compagnons d’aventures : Landry Pigasse – Sara, la Noire – Barnabé le Coquillard – Ermangarde de Chateauvillain – Abou al Khayr – Gauthier Malencontre – Bérenger de Roquemaurel – Gauthier de Chazay

La chanson de Catherine

J'avais trouvé qu'il existait un 45T de Bernard Stéphane de 1965 dans lequel il chante une chanson sur Catherine, au temps où seuls les 2 premiers tomes de la série étaient écrits "Il suffit d'un amour" et Juliette en avait écrit les paroles. En 2010, une fidèle du site, Claire - que nous remercions encore - nous a signalé

que le disque était en vente sur Ebay. Mistral étant la webmaster du site officiel sur « Catherine », nous lui avons laissé la primeur de cette annonce !

Venez l’écouter sur son site !!!

Les visages de Catherine

Catherine commence par une inspiration :

 

Juliette a pensé à la Madone peinte par Jan Van Ecke, peintre que l'on rencontre dans les livres, dans sa description du personnage Catherine dans "Il suffit d'un amour"

C'est ensuite la Catherine de la couverture du premier tome.

 

Juliette n'avait pas trop aimé la 1ère version de la couverture en 1963, elle lui a préféré la réimpression de 1964, c'est donc celle-ci que je vous propose.

Juliette s'est offerte un jour le "vrai" portrait de Catherine, celle de son imagination.

Un de ses amis a réalisé une huile sur bois en suivant la description et les indications de Juliette.

Personnellement j'adore le fait qu'il ait vieilli le cadre, comme s'il avait été décroché du manteau de cheminée de la chambre de Catherine au château de Montsalvy et voyagé du Moyen-Âge jusqu'à nous en ayant subi les dommages du temps !

Je vous présente donc Catherine, celle de Juliette.  Elle était accroché près de son fauteuil dans son salon à Saint-Mandé.

Et forcément, le cinéma a fini par s’intéresser à cette série de livre à succès. Bernad Borderie, le réalisateur des si beaux films "Angelique" allait être aux commandes. C'était plus que prometteur pour l'adaptation de Catherine sur grand écran.

Le film est sortie en 1969.

Voici quelques acteurs : 

  • Olga Georges-Picot : Catherine

  • Roger Van Hool : Arnaud de Montsalvy

  • Claude Brasseur : Caboche

  • Horst Frank : le duc Philippe

  • Roger Pigaut : le grand connétable

  • André Pousse : Barnabé

Je vous laisse lire ce qu'en dit la principale intéressée : Juliette !

« J’ai eu une expérience au cinéma ! Mon histoire se passait en 1413 à Paris, pendant une révolution de l’université. Le metteur en scène l’avait transposée en 1968. La première scène se passait dans des étuves avec un tas de jolies filles toutes nues !

Mon éditeur suédois ne voulait plus
quitter 
le plateau et moi je pleurais
comme
une fontaine.»

Le film, coproduction franco-germano-

italienne, fut un fiasco et fut très vite
retiré des écrans.

Je vous invite à visiter mes pages spéciales (lien ci-dessus) sur les séries de Marion Sarraut adaptées des romans de Juliette Benzoni pour en savoir un peu plus, et toujours bien sûr le site officiel de Catherine de Montsalvy de Linda,  chez qui vous trouverez de nombreux documents rares offerts par Marion Sarraut elle-même !

C'est finalement pour la télévision que Juliette aura enfin l'adaptation de Catherine qu'elle mérite, avec une production SFP sous la direction de Marion Sarraut en 1986 avec dans le rôle titre Claudine Ancelot.

Un premier essai plus que concluant en 1983 avec les premiers tomes de Marianne et déjà Marion aux commandes a décidé Henri Spade, le producteur, a adapté l'intégralité des 7 tomes que comptent la série de livre. Et la série "Catherine" devient alors la plus longue production jamais réalisée pour la télévision française avec un total de 26 heures de programme diffusé en 60 épisodes de 26 minutes et c'est un succès immédiat malgré une diffusion en pleine journée (la série aurait mérité une diffusion en soirée, chance que la série suivante "Le Gerfaut" aura l'année suivante !)

​Une partie du casting :