Lors d’une conversation téléphonique avec Frédérique, Juliette lui avait dit qu’elle avait trouvé quelque chose qui pouvait être intéressant pour nos sites internet ! Quand nous avons pu regarder la « surprise », nous cœurs se sont mis à battre un peu plus vite ! C’était l’album photo, un peu abîmé par le temps mais ce qu’il contenait en excellent état ! Cet album inestimable qui était resté rangé depuis des années dans un endroit sûr mais presque oublié - nous montrait le fameux trophée Alexandre Dumas que Juliette Benzoni avait fondé en 1974 (Elle avait elle-même reçu le prix Alexandre Dumas en 1973). Elle n’était pas seulement la fondatrice mais également la présidente de ce prix très renommé. Elle avait alors le soutien de nul autre qu’ALAIN DECAUX alors président de « l’Association des Amis d’Alexandre Dumas ».

Nous pouvions y voir quelques-uns des gagnants du Trophée comme le fameux et inoubliable acteur français Jean Marais qui joua dans de si célèbres films comme « Le Capitan » (d’André Hunebelle et le premier film de chevalier parlant des Rois Français que Mistral est allée voir au cinéma) Le Comte de Monte Cristo (de Robert Vernay) ou encore La Belle et la Bête (de Jean Cocteau).

Je dois bien évidemment parlé de notre tant-aimé mais hélas regretté Philippe Clay qui fut Black Fish dans Marianne, une étoile pour Napoléon, Barnabé dans Catherine, il suffit d’un amour et le baron Winkleried dans Le Gerfaut. L’irrésistible Philippe Clay, joua dans trois adaptations TV de Marion Sarraut d’après les livres de Juliette Benzoni.

Le très séduisant Jean Piat fut l’un des membres du Jury du Trophée Alexandre Dumas, un talentueux metteur en scène, acteur et très bon ami de Juliette Benzoni (pour la nouvelle génération en France, il est connu pour être aussi la voix française de Ian Mc Kellen (Gandalf) dans la trilogie Le Seigneur des Anneaux). L’une de ces photos nous montre une jeune et magnifique Juliette tenant l’épée qu’elle offrait au gagnant du Trophée. Sur une autre photo, elle est splendide dans une robe de rêve qu’elle avait ramenée du Mexique.  En plus des documents sur la fondation du trophée Alexandre Dumas, il y a bien d’autres choses magnifiques. Nous vous donnerons l’occasion dans quelques jours de les voir ! Ma chère Frédérique va rapidement nous surprendre avec un reportage spécial que lui a inspiré les documents que Juliette nous a gentiment permis de ramener chez nous afin de faire des copies de l’extraordinaire trésor que cet album contient.

Nous avons été invitées à passer dans la salle à manger où nous attendait une table magnifiquement décorée. Je suis sûre que je peux parler aux noms de Frédérique et d’Hélène en disant qu’être invité à la table de Juliette et d’Anne, est un évènement inoubliable ! Non seulement on se croirait à la table de Louis Quatorze à Versailles mais tout a été préparé avec tant d’amour, que ce soit la nourriture, le vin et la décoration de la table, le tout dans une vaisselle et des verres magnifiques!

Lorsque l’on nous a servi le dessert, j’ai été plus qu’agréablement surprise ! Juliette et Anne, qui savaient que j’avais fêté mon anniversaire au début du mois – avaient été acheté un gâteau d’anniversaire chez le célèbre « Le Nôtre» Une bougie a même été posée et Linda a dû faire des efforts pour retenir ses larmes ! Que puis-je dire d’autre que «Merci beaucoup mes très chères Juliette et Anne ». Vous êtes extraordinaires et étonnantes ! Et à moi à présent de dire « Qu’ai-je fait pour mériter tout ceci ?».

Tout comme pour nos précédentes visites chez Juliette, le temps est passé trop vite à notre goût. Elle m’a à nouveau confirmé qu’elle aimerait beaucoup écrire un huitième livre Catherine, en disant qu’elle espérait que Dieu lui en laisserait le temps. JE suis sûre que vous tous qui êtes des fans de « Catherine de Montsalvy » vous vous réjouissez de cette NOUVELLE ! J’avoue que ce ne fut pas facile pour moi, ces onze derniers mois, de ne pas parler de cette sensationnelle, inattendue et magnifique nouvelle! Combien de fois, Mistral ne s’est-elle pas posée ces questions – comme, j’en suis convaincue, les millions de lecteurs de Catherine de Montsalvy : « Que se serait-il passé après la fin de « La Dame de Montsalvy » ? Quels nouveaux soucis attendaient notre héroïne ? Rencontrerait-elle à nouveau le Duc Philippe ? Qu’adviendrait-il d’Isabelle, sa fille qui semblait avoir hérité de son père le même caractère intense et fier ? Est-ce que le petit Michel ira voir son parrain Xaintrailles pour devenir chevalier ou entrerait-il comme page dans la maison de Bernard d’Armagnac ?

Est-ce que je sais déjà quelque chose à ce sujet ? J’aimerais que vous voyez mon visage en ce moment  Désolé, oui et non … mais… oui…! Mais c’est une règle, Juliette Benzoni ne parle pas d’une histoire avant qu’elle ne soit écrite ! Et moi ? Je serais la personne la plus heureuse du monde, le jour où j’aurais ce livre dans les mains ! Et je n’irai pas dans cette fameuse librairie de Zürich demander « Est-ce que vous avez le dernier livre Catherine de Juliette Benzoni en Anglais ou en Allemand ? NON, je le lirai en Français et cette fois je serais sûre qu’il n’a pas été abrégé ! Et peut-être, j’arriverais à trouver un éditeur Anglais dans ce monde qui répondra à mon courrier maintenant que je pourrais dire « Chers messieurs, laissez moi vous dire qu’il y aura un huitième livre Catherine, une excellente raison de traduire ENFIN le septième livre « La Dame de Montsalvy », le seul livre de la série qui ne fut jamais publié en Anglais et bien d’autres langues…

Le moment était venu aux filles de partir. Anne est venue vers moi et de son sourire radieux, m’a donné quelque chose dans les mains. C’était les délicieux biscuits apéritifs « Oboles de Lucerne »  que j’adore et Anne le sait bien. D’un cœur joyeux mais un peu mélancolique, nous nous sommes serrées dans les bras l’une de l’autre, embrassées et avons dit au revoir à notre chère Juliette. Nous avons promis de revenir bientôt! Notre chère Anne nous a accompagnées au portail et après une dernière caresse à Oliver qui aboyait d’excitation autour de nous, le portail se refermait derrière nous.

Nous avons regagné toutes les trois nos voitures lentement. Nous avons embrassé Hélène, en espérant se revoir très vite. Frédérique et moi sommes montées en voiture et on s’est regardé longuement! C’est devenu une habitude entre nous, on a dit en même temps :

INCROYABLE – FANTASTIQUE – INIMAGINABLE – NOUS SOMMES EN TRAIN DE REVER…

Nous avons quitté Saint-Mandé, chacune perdue dans nos pensées pour un moment. Et puis tout à coup, JouJou a rompu le silence, a commencé à rire et a dit : Non, on ne peut pas rouler comme ça, il faut lire l’interview. Nous nous sommes arrêtées à la première station sur la route et alors que nous buvions un cappuccino, nous avons lu pour la toute première fois les réponses de Juliette aux 12 questions de Mistral ! Nous étions d’accord pour dire que Juliette Benzoni nous avait fait – que ce soit à nous-mêmes « Les Filles », à ses fidèles lecteurs ou aux médias, un honneur extraordinaire en nous donnant cette interview exclusive ! Frédérique et moi, nous nous sommes fait un clin d’œil, disant que l’interview serait retranscrite telle qu’elle était écrite, sans aucune modification … aucune vieille dame avec ses deux chats sur les genoux, comme avait osé écrire un journaliste pour une interview ! J’aimerais finir mon reportage sur nos chères amies, avec l’une de mes expressions favorites :  À SUIVRE …

C’est toujours avec un grand plaisir que j’envoie à mes très chères Juliette et Anne, mon compte-rendu de vos rencontres avec elles. Chères amies, permettez-moi une fois encore de vous remercier du plus profond de mon cœur pour votre invitation à venir chez vous, pour nous honorer de votre profonde et sincère amitié, pour partager vos magnifiques trésors avec nous pour vos fans du monde entier. Vous êtes une femme extraordinaire, chère Juliette. Je vous adore non seulement pour votre talent d’écrivain mais aussi pour l’enthousiasme et l’amour que vous nous offrez.

Vos très fidèles et reconnaissantes …

« Filles des Grands Chemins »

copyright © 2010 Design et texte par Mistral
Transduction en français par Frédérique